Ce que vous avez toujours voulu savoir sur la gestion des déchets

Carqueiranne Autrement 2020 - Relevons ensemble les défis de demain

DEFINITION DU DECHET

Tout objet abandonné par son propriétaire. Le déchet contribue à l’économie circulaire. Quelle que soit la méthode de collecte, il faut séparer bouteilles, carton et verre.

METHODES DE TRI

Les méthodes de tri changent par zones géographiques. Les consignes de tri sont données par le SITTOMAT. Enfin de semaine, c’est jusqu’à 300 camions qui déchargent par jour. Le processus commence par le pesage des camions sur la bascule. Sont indiqués : la provenance et le parcours de collecte. Le camion est pesé de nouveau à la sortie pour établir le poids des déchets livrés.

LE TRI DES DECHETS AU SITTOMAT

Tout d’abord, les déchets passent par un tri mécanique et automatique puis par un tri manuel.

Lors du tri mécanique, les déchets sont triés :
1/ par la taille en passant dans un grand tambour percé de trous de 20 cm de diamètre)
2/ par la densité en séparant les corps creux des corps plats. Des lames pédalent et avancent effectuant ainsi la séparation des bouteilles plastique et des cartons,
3/ puis un gros aimant au-dessus du tapis corrige les erreurs de tri en récupérant le métal,
4/ enfin un séparateur optique spécialisé trie les bouteilles plastique (pas tous les plastiques, les autres vont au brûlage)

Les bouteilles sont triées par transparence :
– Claire (eau plate) et Colorée (eau gazeuse)
– Opaque (lessive lait produits ménagers).

Enfin des opérateurs réparent les erreurs par un tri manuel.

LE METAL

Le métal est brûlé à l’usine d’incinération, qui est producteur d’eau chaude sur le Var. Après incinération, le métal est récupéré par un système d’aimant (courant Foucault) dans le mâchefer (résidus de déchets Le métal urbains dans les usines d’incinération).

LE VERRE

Le verre est un déchet dangereux pour le tri manuel, il part donc sur le site de La Garde et fait l’objet d’un tri mécanique, sans intervention manuelle et donc risque de blessures.
Le couvercle en métal ne doit pas être replacé sur les bocaux en verre. Bouteilles et bocaux n’ont pas besoin d’être lavés, ceci est géré par la filière. Le verre broyé devient une matière première secondaire.

LE PLASTIQUE

Il existe plus de 500 types de plastique différents qui nécessitent un traitement différent.

On peut regretter la surproduction de ces plastiques et la non conception de « L’après Plastique ». La filière de tri n’est pas identifiée lors de la mise d’un produit sur le marché (exemple : des produits infirmiers). Les filières sont mises en place prioritairement en fonction de la quantité de déchets produits. Les déchets spécifiques en quantité « négligeable » ne bénéficient donc pas de filière spécifique.

Si on supprime les bouteilles alors d’autres déchets seront triés. On peut s’attendre à des consignes de tri pour les barquettes et pots de yaourt dans les 2 ou 3 années à venir.
Concernant les bouchons en plastique : «  l’Association Handibou  » est présente dans toutes les écoles.

Un bouchon en plastique peut soit être remis sur la bouteille vide, soit déposé à un point de collecte en faveur d’une association. Un bouchon seul risque de sortir de la filière de tri. En effet plus un objet est petit, plus c’est compliqué en termes de gestion.

LE PAPIER

Les chaines sont organisées pour permettre un tri de qualité. Les spécifications de tri acceptent une irrégularité de 3% sur la qualité. Le papier carton produit est de moins bonne qualité à Noël en raison de la présence d’emballages carton avec façade transparente.

LES MATIERES COMPLEXES

Il s’agit des briques de lait composées de carton et d’aluminium, des enveloppes à fenêtres, des cintres (plastique métal)…

LES OPERATEURS

Lors de la visite de l’usine, nous avons pu constater que le site et les déchets sont propres. Lors du tri du papier, quelques particules peuvent être en suspension. Les opérateurs portent des lunettes obligatoires. Le port du masque ne l’est pas mais disponible pour les opérateurs qui en font la demande. Des études d’empoussièrement sont effectuées régulièrement.

Les deux équipes cabines d’opérateurs de production effectuent un travail répétitif pendant 7 heures avec des pauses. Le poste de travail est réglable et suit les obligations en matière d’ergonomie. Les opérateurs bénéficient de formation. Ils commencent en cabine et peuvent évoluer vers la dalle.1500 net vers 1800 net.

SAISONNALITE

En saison touristique, le volume de déchets varie en terme de poids 25 % et en volume 100 %.1 ou 2 opérateurs supplémentaires sont recrutés ainsi que des ambassadeurs de tri (personnel Sittomat) afin de sensibiliser par exemple à la sortie des bateaux et expliquer le tri dans notre région (qui différent des autres régions françaises et d’autres pays).

SECURITE

Les risques d’incendie existent dans le processus mécanique en raison des machines électriques mais pas sur la dalle (sauf acte volontaire). On dénombre un départ de feu par semaine. Des actions préventives de dératisation ont lieu régulièrement.

ENVOI VERS LES RECYCLEURS

Lorsque les balles de matériaux (carton, plastique, …) sont prêtes, elles sont livrées aux recycleurs par des transporteurs privés. 10 demi remorques partent par jour.

CONSEILS DE TRI

Les usagers peuvent placer le verre en petite quantité dans les ordures ménagères pour brûlage. Le verre plat doit être amené à la déchetterie.
Les déchets d’activité de soins à risque infectieux (DASRI) doivent être placés dans une boite jaune. Ils vont directement à l’incinérateur dédié à cela.